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jeudi 21 juillet 2016

Sal été 2016, sélection 3

Bonjour à tous,
voici la sélection du SAL été 2016:
- Elena Ferrante: Le nouveau nom ( 2e tome du roman L'Amie Prodigieuse), suite des aventures de Lila et Elena dans la Naples des années 60.

- Mikkel Birkegaard: Dans le Livre des Rêves: voici la phrase de présentation qui figure au dos de ce roman: "Un roman onirique, brillant et inventif à mi-chemin entre les univers de Jules Verne et d'Arthur Conan Doyle, une aventure littéraire fabuleuse." Comment résister...

- Kristin Marja Baldursdottir: Karitas: je ne connais pas cette romancière islandaise mais j'ai eu envie de découvrir ce roman qui, une fois n'est pas coutume, n'est ni un roman policier ni un thriller, mais une fresque historique qui s'articule autour de deux passions: l'art et l'amour.

- Tana French: Les Lieux Infidèles: retour aux sources avec ce 3e opus de la talentueuse romancière américaine.

dimanche 12 juin 2016

B- Contemporains :seulement quatre romans dans cette catégorie :



  1. Elena Ferrante : Le Nouveau Nom, suite du roman L'Amie Prodigieuse que j'ai lu très récemment, cette chronique de la Naples des années 50-60 ; j'ai eu envie de connaître le destin des deux jeunes filles du premier volet.
  2. Amos Oz : Une histoire d'amour et de ténèbres ; je ne connais pas du tout cet auteur mais comme Nathalie Portman, actrice que j'apprécie, en recommande la lecture, je me lance...
  3. Kristin Baldursdottir : Karitas ; jeune islandaise du début du XXème siècle qui professe une passion pour l'amour et pour l'art ; je ne connais pas cette romancière islandaise, dont les romans tournent autour des femmes, leur vie, leurs passions et leurs douleurs, mais comme je suis une inconditionnelle de la littérature scandinave, j'ai absolument envie de la découvrir .
  4. John Grisham : Pas de noël cette année ; j'ai envie de découvrir une autre facette du talent de Grisham, loin des romans à suspense habituels.

mercredi 8 juin 2016

Suite de l'article sur le roman d'Elena Ferrante "l'Amie Prodigieuse"...dont j'ai terminé la lecture hier matin.
Comme je le disais dans mon précédent article, j'ai beaucoup apprécié ce roman facile à lire, dont le style est plaisant,  mais qui, pourtant, soulève des questions que tout adolescent, à mon sens, se pose un jour; car l’adolescence est une période ô combien déterminante, la personnalité se construit à travers des expériences qui nous sont propres, mais aussi à travers les expériences de nos proches.
Lila et Lena sont deux jeunes filles amies depuis l'école primaire, très attachées l'une à l’autre, mais qui, peu à peu, vont suivre des chemins différents, parce que Lena, poussée par son ancienne institutrice, continuera ses études, dans un monde où les femmes sont sensées se marier et ne se consacrer qu'à leur foyer et leur famille; tandis que Lila, bien qu'élève très brillante, acceptera très tôt de jouer le rôle que la société et que son entourage familier attendent d'elle, pas forcément par choix..Parce que pour nager à contre-courant, il faut un courage et une détermination hors du commun. C'est un défi de chaque jour, qui nous met à nu face à nous-mêmes, un défi difficile à relever mais qui en vaut la peine, car à mon sens la pire chose qui puisse arriver à tout individu, qu'il soit femme ou homme, est de se perdre....
Afin de restituer au mieux l'essence intrinsèque de ce texte, j'ai sélectionné cet extrait qui se situe à la fin:
"Ce fut pendant ce trajet vers la via Orazio que je commençai à me sentir clairement une étrangère rendue malheureuse par le fait même d'être une étrangère. J'avais grandi avec ces jeunes, je considérais leurs comportements comme normaux et leur langue violente était la mienne. Mais je suivais aussi tous les jours, depuis six ans maintenant, un parcours dont ils ignoraient tout et auquel je faisais face de façon tellement brillante que j'avais fini par être la meilleure. Avec eux, je ne pouvais rien utiliser de ce que j'apprenais au quotidien, je devais me retenir et d'une certaine manière me dégrader moi-même. Ce que j'étais en classe, ici j'étais obligée de le mettre entre parenthèses ou de ne l'utiliser que par traîtrise, pour les intimider. Je me demandai ce que je faisais dans cette voiture. C'étaient mes amis, bien sûr, et il y avait mon petit copain, nous allions à la noce de Lila, la seule personne qui me soit indispensable malgré nos vies convergentes, ne nous appartenait plus et, sans elle, toute médiation entre ces jeunes et moi, entre cette voiture qui faisait la course dans les rues et moi, était finie"...Amer constat...