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vendredi 1 juillet 2016

Bonjour à tous,
ça y est, j'ai terminé de lire le troisième livre de la sélection.
Il s'agit du roman Journal d'une courtisane de Priya Parmar.
Je ne connaissais pas cet auteur britannique dont c'est le premier roman.
Elle raconte le destin extraordinaire de l'actrice anglaise Ellen Gwyn, dite Nell, qui sera la maîtresse du roi d'Angleterre Charles II pendant plus de quinze ans.
L'originalité de ce roman est qu'il se présente sous la forme de lettres, d'extraits de la chronique mondaine de la London Gazette et du journal intime de Nell.

L'essentiel du roman raconte en fait la carrière de comédienne de Nell, avec une intéressante, quoique un peu superficielle, reconstitution de la vie du théâtre royal de Londres dont le roi était le principal mécène; les répétitions, les programmes, les relations du directeur Tom avec ses acteurs, le poids du public, les auteurs dramatiques, les pièces montées.
En filigrane, à travers les lettres échangées par le roi avec sa sœur, épouse du frère de Louis XIV, et sa mère, le contexte politique et international est brièvement évoqué.
Évoqués également les démêlés de Charles avec sa maîtresse, Barbara Palmer, dont il parvient difficilement à se débarrasser; avec d'autres membres de la cour, notamment lord John Wilmot, George Villiers, duc de Buckingham, montrant que la haute naissance n'était pas garante d'une parfaite éducation...

La dernière partie raconte la liaison que Nell a entretenu avec le roi Charles II, jusqu'à ses adieux à la scène, lors de sa première grossesse. Le plus est que l'auteur montre bien les états d'âme de la jeune femme qui, contrairement aux autres maîtresses royales, semble l'aimer pour l'homme et non pour le roi, ce qui motive son refus d'avoir ses propres appartements à la cour, afin de se préserver un tant soit peu.

MON AVIS:
j'ai beaucoup apprécié ce roman frais et léger, le style très agréable, les nombreux dialogues qui donnent beaucoup de vie à l'ensemble. La reconstitution du monde du théâtre de l'époque m'a intéressée. A ce propos, je recommande le film de Richard Eyre, Stage Beauty, sorti en France en mars 2005, qui raconte la carrière du grand acteur Edward Kynaston, à l'époque où les femmes ne pouvant monter sur scène, les rôles féminins étaient assurés par des acteurs masculins; l'intérêt du film est l'extraordinaire reconstitution du monde du théâtre de l'époque; le personnage de Nell y apparaît dans quelques scènes et j'avoue que la prestation de Ruppert Everett dans le rôle du roi est totalement savoureuse.
Toutefois, l'histoire de Nell et du roi, telle que Priya Parmar l'évoque, me semble quelque peu enjolivée et peu réaliste si on connaît le contexte historique.
Mais ce n'est qu'un roman....

MA NOTE: 14/20


mercredi 15 avril 2015

Eux sur la Photo d'Hélène Gestern

Bouleversant!!! Tout simplement bouleversant!!
Hier, je me demandais si ce roman serait à la hauteur des promesses de sa présentation. Et bien je dois avouer qu'il les a largement dépassées!!! Et de loin!! Premier roman totalement réussi; j'ai hâte de lire ses autres romans...Le Chat, La Part du Feu, Portrait d'après blessure; je vais m'empresser de les demander à la bibliothèque où j'ai mes habitudes.
Ce qui semblait être le simple récit d'un homme et d'une femme en quête de leur passé commun à travers l'amour passionné et tragique que son père à lui et sa mère à elle avaient éprouvé l'un pour l'autre trente ans plus tôt, s'est avéré un roman très beau, captivant car on a envie de connaître de voir aboutir leur enquête afin de lever le voile que les adultes de l'époque avaient jeté sur cette liaison hors mariage et donc scandaleuse, voile qui avait occulté toute une partie de leur passé; passé qui ne demandait qu'à resurgir afin que Stéphane et Hélène puissent enfin faire la paix avec les fantômes du passé de leurs parents et vivre leur propre histoire d'amour en toute sérénité...

Je voudrais juste citer ce passage qui me semble tout résumer: " Aujourd'hui, Stéphane, lorsque je pense à eux deux, je mesure la force de leur lien, ce lien qui nous a conduits l'un vers l'autre à trente-sept ans de distance, à partir d'une improbable coupure de journal." (Eux sur la photo, Hélène Gestern, page 272)...

En guise de conclusion, je voudrais seulement ajouter ceci: lorsque l'amour, le vrai, unit deux êtres, rien ni personne ne peut entraver la marche de cet amour ...:):) Surtout ne jamais, jamais, laisser le passé, le sien propre ou celui d'autres personnes, empêcher cet amour de vivre et de s'épanouir.


mardi 14 avril 2015

mini-challenge ( suite)

deuxième livre fini...
ce soir, j'attaque le troisième: Eux sur la photo de Hélène Gestern; voici la présentation de ce roman, qui, pour une fois, n'est pas du tout un policier: " des photographies qui témoignent d'instants de vie et de secrets oubliés, une correspondance entre deux personnages qui se rencontrent et poursuivent l'histoire d'amour de leurs parents"
Présentation, vous en conviendrez, très alléchante, même si je lis rarement des romans épistolaires, parce que le genre est plutôt périlleux ( mais de cela je vous parlerai dans un autre article) ; j'espère que le roman tiendra ses promesses. Je vous le dirais dans quelques jours, quand je l'aurais terminé.
En attendant, bonne soirée à tous :)